La philanthropie basée sur la confiance repose sur des principes tels que le respect mutuel et l’équité, l’humilité et l’ouverture, la redistribution du pouvoir, le développement de relations sincères ainsi qu’une approche collaborative basée sur la confiance et le partage des connaissances.
Ces principes se traduisent par des orientations concrètes telles que l’instauration de paramètres de financement pluriannuel et sans restriction, la simplification des processus de demande de financement et de reddition de compte, la sollicitation et la prise en compte des opinions et des réactions, ainsi que le soutien allant au-delà du simple octroi de subventions. Il existe plusieurs pratiques concrètes que les bailleurs de fonds peuvent mettre en place afin de faciliter le travail des organisations qu’elles souhaitent soutenir. À titre d’exemple, le recours à une approche par conversations – en remplacement des formulaires typiques de demande de subvention – permet de rendre le processus plus humain, plus collaboratif et plus fructueux pour la collectivité.
Les préceptes de la philanthropie basée sur la confiance peuvent également se conjuguer avec une approche de distribution participative. Selon cette logique, en partageant son pouvoir décisionnel avec un groupe plus expérimenté et plus représentatif de la communauté et de ses acteurs clés, un bailleur de fonds peut faire des choix plus éclairés et mieux adaptés aux besoins de ceux et celles qu’il désire soutenir. Cela lui permet aussi d’ouvrir son processus de financement à des organisations qui seraient autrement passées sous son radar, ou qui n’auraient pas eu la capacité – ou vu l’opportunité – d’y participer.
Dans son ensemble, ce contexte favorise l’émergence de relations réciproques et durables, plutôt que des transactions ponctuelles, entre bailleurs de fonds et organismes de bienfaisance. À leur tour, ces relations permettent aux premiers de mieux comprendre le travail, les défis et les besoins exprimés par les seconds. Il devient ainsi plus aisé, tant pour les uns que pour les autres, d’agir à la racine des enjeux et de contribuer au développement et à la mise en œuvre des solutions systémiques dont la collectivité a réellement besoin.