Ensemble pour des logements adéquats et accessibles à Montréal
La crise du logement, doublée d’une croissance fulgurante de l’inflation, a repris racine dans le Grand…
L’enjeu que j’ai choisi d’aborder ce mois-ci est accablant, mais il est impératif qu’on en parle. C’est celui de la violence faite aux femmes. Le 6 décembre marquera le 31e anniversaire de la tuerie de l’École polytechnique, une tragédie qui a profondément marqué les Montréalaises et les Montréalais. J’avais 17 ans à l’époque, et cette tragédie a laissé une profonde cicatrice en moi. Sa commémoration constitue, chaque année, un douloureux rappel de la dévastation que les armes à feu peuvent causer, bien entendu. Mais elle nous rappelle aussi que l’égalité des sexes n’est toujours pas atteinte dans notre société.
La violence envers les femmes prend de multiples formes, qui sont souvent pernicieuses et parfois invisibles. Dans le Grand Montréal, les données disponibles sur sa prévalence sont affligeantes. En 2017, Montréal affichait des taux de crimes violents déclarés envers les filles et les femmes de moins de 25 ans plus élevés que Toronto, Vancouver ou Ottawa. Montréal affichait également le taux de violence entre partenaires déclaré par la police le plus élevé parmi ces quatre villes. En 2018, le taux de filles mineures victimes de violence familiale à Montréal était près d’une fois et demie plus élevé que la moyenne québécoise. Et pour cause, il a augmenté d’environ 30% depuis 2015.
Notre communauté fait bien piètre figure par rapport à ses voisins, et la situation ne va pas en s’améliorant. Il est essentiel que nous redressions cette intolérable situation. Il en va de la santé, de la sécurité et de la dignité de toutes les femmes.
Notons toutefois que la violence conjugale a diminué de plus de la moitié au Québec entre 1999 et 2014. Des solutions existent donc, et doivent être envisagées de manière plus sérieuse. Gardons espoir que nous pourrons collectivement enrayer le fléau de la violence envers les femmes. Et d’ici là, il est de notre devoir de venir en aide à celles qui en sont encore victimes.
C’est ce sens du devoir qui anime plusieurs organismes que la FGM, ses donatrices et ses donateurs appuient chaque année. En terminant, je vous invite également à suivre la campagne 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, qui nous mènera au 6 décembre. À bientôt!
Pour recevoir en primeur les nouvelles de la FGM comme le mot du président-directeur général, abonnez-vous à notre infolettre mensuelle.
La crise du logement, doublée d’une croissance fulgurante de l’inflation, a repris racine dans le Grand…
La mission du CEJFI est d’œuvrer à l’intégration sociale, économique, culturelle et civique des jeunes…
Les membres bénévoles du comité de travail des Signes vitaux 2022 ont partagé avec nous leur fine connaissance…